Pourquoi s’intéresser au CBD et comment agit-il ?

cannabidiol ou cbd

Qu’est-ce que le CBD ? Lorsqu’on entame une discussion à propos du CBD avec des proches, le premier réflexe est de penser à une substance illicite, qu’on connait en fait assez peu et qui fait peur. Cette substance est jetée en pâture dans de nombreux articles et revues, même les instances médicales de ce pays […]

Travailler plus longtemps augmente les risques de décès

Le travail ce n’est pas la santé. Selon une étude de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publiée ce lundi dans Environment International, travailler plus de 55 heures par semaine augmente le risque de décès dus aux maladies cardiaques et aux accidents vasculaires cérébraux. Les chercheurs de l’OMS ont compilé des données de dizaines d’études sur des centaines de milliers de travailleurs pour parvenir à cette conclusion.Travailler 55 heures ou plus par semaine représente un grave danger pour la santé. Il est temps que tous – gouvernements, employeurs et salariés – nous admettions enfin que de longues heures de travail peuvent entraîner des décès prématuré.Dr Maria Neira, directrice du Départment environnement, changement climatique et santé à l’OMSEn travaillant 55 heures ou plus par semaine, on augmente de 35% le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC) et de 17% le risque de décès d’une cardiopathie ischémique par rapport à des horaires de 35 à 40 heures.L’OMS et l’OIT rapportent qu’en 2016, les décès d’un AVC et d’une maladie cardiaque du fait d’un trop grand temps de travail sont estimés respectivement à 398 000 et 347 personnes. Entre 2000 et 2016, le nombre de décès dus à des cardiopathies liées aux longues heures de travail a ainsi augmenté de 42%.Les décès concernaient des personnes âgées de 60 à 79 ans, soumis à des charges de travail de 55 heures ou plus par semaines entre 45 et 74 ans.
Une charge de morbidité plus importante chez les hommes »Maintenant que l’on sait qu’environ un tiers du total de la charge de morbidité estimée liée au travail est imputable aux longues heures de travail, cela en fait le premier facteur de risque de maladie professionnelle », avance l’OMS. »Nous n’avons donc trouvé aucune différence entre les sexes en ce qui concerne l’effet des longues heures de travail sur l’incidence des maladies cardiovasculaires », ajoute Frank Pega, expert à l’OMS. Toutefois, la charge de morbidité est particulièrement importante chez les hommes (72% des décès les concernent) car ces derniers représentent une grande part des travailleurs dans le monde.On observe également des disparités entre les différentes régions du monde. Dans le Pacifique occidental et en Asie du Sud-Est, où le nombre de travailleurs du secteur informel est plus important, on observe une plus grande charge de morbidité.
Le télétravail pourrait accentuer cette tendancePour l’OMS, l’escalade pourrait se poursuivre car le nombre de personnes travaillant de longues heures augmente et représente 9% de la population mondiale.Les transformations du monde du travail liés à la pandémie pourrait confirmer la tendance. « Le nombre d’heures de travail a augmenté d’environ 10% pendant les confinements », précise Frank Pega. Le télétravail, associé à une numérisation des processus de travail, rend plus difficile la déconnexion des travailleurs, a-t-il dit, recommandant d’organiser « des périodes de repos ».La frontière entre la maison et le travail, et donc entre période d’activité et de repos, est devenue plus flou avec le télétravail, lequel est devenu la norme dans de nombreux secteurs. Aussi, certaines entreprises ont dû réduire leur activité pour économiser de l’argent. Toutefois, les personnes qui continuent d’y travailler ont parfois des horaires de travail plus longs.Mais « aucun emploi ne vaut que l’on prenne le risque d’un accident vasculaire cérébral ou d’une maladie cardiaque. Les gouvernements, les employeurs et les travailleurs doivent collaborer pour convenir de limites permettant de protéger la santé des travailleurs », a ajouté le directeur général de l’OMS Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus

Les plantes médicinales au service de votre santé ?

récolte piment Inde

Les plantes médicinales existant depuis des milliers d’années sont de plus en plus populaires dans notre société. En effet, on les retrouve presque partout à l’intérieur et à l’extérieur des pharmacies, dans des publicités, des supermarchés ou encore au sein même des rayons épicerie. Que ce soit pour un besoin quotidien ou spécifique, il existe […]

Antioxydants : zoom sur les Polyphénols, pour toujours rester en bonne santé

poliphénols

La protection de l’immunité est essentielle pour nous garder sains et en bonne santé. Vieillissement, pollution, stress mettent notre organisme à rude épreuve. Il est possible de lutter contre le vieillissement et certaines maladies, la meilleure façon d’y parvenir est de renforcer les armes naturelles de notre organisme. Pour cela, il suffit de limiter la […]

Arthrose et Spiruline

Plante Médicinale en Complément Alimentaire : Spiruline

Arthrose et Spiruline font-ils bon ménage ? Les articulations sont les charnières de notre corps. Elles nous permettent de nous pencher, de nous étirer et de nous tourner. Elles peuvent cependant devenir raides ou douloureuses. La cause peut parfois être directement détectable, mais pas toujours. Qu’est-ce que l’Arthrose ? L’arthrose est un trouble articulaire dégénératif […]

INTERVIEW Irène Frachon : « L’affaire Mediator, un électrochoc pour le système de santé français »

Les laboratoires Servier ont été reconnus coupables de « tromperie aggravée » et condamnés à 2,7 millions d’euros d’amende ce lundi à l’issue d’un procès hors norme. Leur médicament Mediator, présenté comme un anti-diabétique mais massivement utilisé comme coupe-faim, était toxique pour les valves cardiaques. Il a tué près de 2000 patients en France. Irène Frachon, la pneumologue brestoise qui a donné l’alerte dès 2010, décrypte l’impact de ce scandale sur notre système de santé.
Mis à jour à l’occasion du jugement rendu par le tribunal correctionnel de Paris, cet entretien a été publié une première fois le 24 juin 2020.Ça m’intéresse : Bientôt 10 ans après, diriez-vous que nous avons su tirer les leçons de ce scandale sanitaire majeur ?Irène Frachon : L’affaire du Mediator a été un électrochoc pour le système de santé français. Le laboratoire Servier a pu commercialiser pendant des années un produit qui n’avait aucun intérêt thérapeutique et était faussement présenté comme un antidiabétique alors que c’était une amphétamine coupe-faim dont il  dissimulait la dangerosité. La révélation de ce scandale a permis une prise de conscience des dérives des agences sur la question des conflits d’intérêts. La loi Bertrand, qui a été votée à la suite de l’affaire, a beaucoup fait évoluer les pratiques sur ce point en obligeant les médecins à rendre publics leurs liens avec les industriels. Mais on s’est aperçu que l’immense majorité du corps médical est littéralement biberonné et sous perfusion de l’industrie du médicament. Donc la transparence ne suffit pas pour que les agences soient en capacité de trouver des experts indépendants des laboratoires pharmaceutiques. Ce sont des changements de paradigme très profonds. Un peu comme la lutte contre le réchauffement climatique, cela implique des changements majeurs de fonctionnement. Or beaucoup de médecins hospitalo-universitaires ne comprennent même pas pourquoi ils devraient changer de pratiques vis à vis des industriels.Même parmi les médecins plus jeunes, qui ont commencé à exercer au moment de l’affaire ?Si, j’ai bon espoir que les choses soient en train de changer grâce à cette jeune génération de soignants. Il y a des mouvements très forts parmi les étudiants pour prôner une indépendance de leur formation, particulièrement chez les médecins généralistes. Les jeunes semblent avoir pris conscience de l’impact des conflits d’intérêts.Depuis l’affaire Mediator, les crises du médicament se sont multipliées : les pilules de 3e et 4e générations, la Dépakine, le Lévothyrox… Reproduit-on toujours les mêmes erreurs ?Non, l’affaire du Mediator a permis de comprendre et de mettre au jour beaucoup d’autres scandales qui étaient enfouis. Elle a donné du courage à d’autres lanceurs d’alerte comme Marine Martin dans l’affaire de la dépakine, cet anti-épileptique responsable de malformations du foetus et Marion Lara, la jeune femme victime d’un AVC sous pilule contraceptive. L’affaire a servi de révélateur. Et deuxième effet positif, on s’est rendu compte que le système de sécurité du médicament, la pharmacovigilance, ne pouvait pas s’appuyer uniquement sur les notifications spontanées d’effets indésirables par les médecins. Dès qu’il y a un signal, il faut vérifier l’ampleur du problème à partir des bases de données de l’assurance maladie. La première étude de ce genre a été réalisée pour le Mediator et c’est devenu une pratique courante. Le sur-risque des pilules de 3ème et 4ème génération a été confirmé de cette façon alors même que les gynécologues le contestait et parlait de crise médiatique. A l’inverse, les bases de données de l’assurance maladie ont permis de montrer que la crise du Lévothyrox n’avait pas entrainé de sur-mortalité ou de sur-risque d’hospitalisation. C’est très important, les gens ont souffert de ce changement de formule, pour des raisons qui ne sont pas toutes comprises, mais ça ne les a pas tués ou envoyés à l’hôpital, c’est important de pouvoir l’attester.Cette affaire a aussi contribué à une énorme défiance des Français envers les médicaments…A juste titre si je puis dire ! Et malheureusement, on n’a pas encore vraiment répondu à cette fracture de confiance. Avec le Mediator, les Français ont violemment réalisé que tous les traitements pouvaient avoir des effets secondaires importants. Evidemment, c’est préoccupant, mais en même temps, c’est en ayant cette prise de conscience que l’on peut prévenir ces risques.Pensez-vous qu’une discussion sereine est possible entre un médecin et son patient sur les effets secondaires d’un traitement et sur sa balance bénéfice/risque ?Je pense que cela reste un sujet en pleine « révolution copernicienne ». Cela demande un vrai changement de regard des Français et des médecins sur les médicaments, sur le dialogue médecin-malade… Avec l’irruption des questions de santé sur internet et sur les réseaux sociaux, qui véhiculent parfois des fake news pour lesquelles tout le monde n’a pas les clés de décryptage, il y a une énorme crise de l’information fiable et indépendante des patients. C’est une préoccupation majeure de santé publique et elle n’est pas résolue à ce jour.Vous êtes celle par qui le scandale est arrivé. Est-ce qu’il a changé votre façon d’exercer la médecine, votre rapport avec vos propres patients ?Evidemment, mon exercice médical a été perturbé par cette affaire dévorante. Mais j’ai pu admirer la résilience de mes malades. C’était assez adorable, c’était eux qui me demandaient « vous tenez le coup docteur ? » Après, en tant que prescripteur, cette affaire m’a inquiété. Je me suis rendue compte qu’on pouvait être manipulé voire trompé par les informations des laboratoires et que les autorités de santé n’étaient pas toujours aptes à déjouer ces pièges. Cela m’a alerté aussi sur la nécessité d’un dialogue beaucoup plus ouvert avec les patients, moins paternaliste, plus franc pour parvenir à ce que l’on appelle une « décision médicale partagée ». C’est à dire que le patient est pleinement impliqué dans la prise de décisions, ce qui nécessite pour le médecin d’accepter l’incertitude et de ne pas la cacher au patient. Il aurait fallu que tout le corps médical s’interroge. Je pense beaucoup à l’affaire de la Dépakine. Il n’y a pas eu de crime industriel comme celui de Servier avec le Mediator, mais les prescripteurs étaient tellement obsédés par la crainte que les femmes épileptiques arrêtent leur traitement, qu’ils en ont gommé les conséquences dramatiques sur le fœtus et l’information qu’ils devaient aux patientes.Vous êtes très critique sur le corps médical…J’ai été tellement déçue par mon corps professionnel au moment de la révélation de l’affaire. J’ai lu récemment une citation de Nelson Mandela qui m’a beaucoup parlé. Il dit « ce qui m’effraie, ce n’est pas l’oppression des méchants mais l’indifférence des bons », c’est exactement ce que je pense. Heureusement que les jeunes sont en train de faire bouger les choses.Retrouvez la seconde partie de notre entretien avec Irène Frachon en cliquant ici !

Par Afsané Sabouhi

Cause de la carence en vitamine D et ses risques

Vitamine D-calciférol_complement-alimentaire-france.com

Pour rappel, la vitamine D ou calciférol, appartient au groupe des vitamines liposolubles. Il existe deux formes de vitamine D, en effet, on trouve : la vitamine D2 (ergocalciférol) synthétisée par les végétaux la vitamine D3 (cholécalciférol) présente chez les animaux. Dans les pays ensoleillés, ou en fonction de notre couleur de peau, il est […]

Maladies intestinales : la révolution des vidéo-capsules endoscopiques

abdomen_Complément Alimentaire France

À peine plus grosse qu’un Doliprane, la capsule endoscopique parcourt notre tube digestif en 8 heures, en prenant des milliers de photos. Une révolution dans l’univers des maladies intestinales. Reportage à l’Institut des maladies de l’appareil digestif, à Nantes.
« Anémone de mer » « tapis duveteux »… Les qualificatifs employés par les spécialistes du tube digestif du CHU de Nantes pour décrire l’intestin grêle ne manquent pas de poésie ! Il faut dire que la possibilité d’observer de près cet organe méconnu (qui mesure pourtant 4 à 6 mètres de long) n’est que très récente, depuis l’homologation des premières vidéocapsules parcourant tout le tube digestif, en 2001. En ce jeudi pluvieux de début janvier, Irène, 66 ans, atteinte de la maladie de Crohn depuis 7 ans, a rendez-vous au service endoscopie du CHU de Nantes. La veille, elle a eu le droit d’absorber un dîner liquide et, ce matin, de boire de l’eau.À 8h30, l’infirmière lui donne une gélule à avaler (26 x 11 mm), un peu plus grosse qu’un Doliprane, et colle sur son ventre 7 capteurs-patchs reliés à un boîtier placé sur sa ceinture. Ainsi branchée, Mme L. peut partir se promener. Pendant ce temps, la gélule contenant la fameuse capsule endoscopique de 3,7 g descend peu à peu au rythme des contractions du tube digestif. Tel un mini-appareil photo numérique, elle prend 2 à 8 images par seconde et les envoie par ondes radio vers le boîtier-enregistreur.« Je préfère ça à la coloscopie ! »16 heures : retour au CHU. « Ça va, mais j’en ai un peu marre de me promener avec tous ces fils. Enfin, c’est ma 3e capsule et, clairement, je préfère ça à la coloscopie », dit Irène. En 5 minutes, elle est libérée. Les images recueillies ne sont pas un film à proprement parler, mais la succession de 12 000 à 20 000 clichés de son tube digestif, mis bout à bout. Pas d’anesthésie, pas d’hospitalisation, pas de préparation dégoûtante à avaler (sauf dans de rares indications).17 heures : c’est l’heure de la consultation avec le Pr Arnaud Bourreille, gastro-entérologue. Pendant qu’il interroge sa patiente sur ses symptômes, les images de son tube digestif défilent très vite à l’écran. En 10 minutes, le médecin a parcouru le film jusqu’à la portion de l’intestin grêle où les lésions étaient localisées il y a quelques mois. « Rien, il n’y a plus rien ! », commente-t-il très satisfait. Actuellement, il faut entre 15 et 40 minutes au médecin pour « dérusher » ce film. Un temps considérable pourrait être gagné grâce à l’intelligence artificielle si seules les images suspectes étaient envoyées au médecin. « L’interprétation serait plus fiable car la machine, à la différence du médecin, n’est jamais fatiguée ! », souligne le Pr Emmanuel Coron, directeur de l’Institut des maladies de l’appareil digestif (IMAD).Voir l’intestin grêle : une révolution !« C’est un examen non-invasif pour les patients, qui permet de visualiser l’intestin grêle dans ses moindres replis avec une précision diagnostique proche de celle de la coloscopie », expose le Pr Bourreille. Avant cela, les patients devaient subir un examen pénible appelé « transit du grêle », consistant à boire un liquide radio-opaque décelant seulement les grosses anomalies. Et la seule façon d’atteindre le grêle pour les médecins, c’était par entéroscopie « poussée », grâce à un tuyau fin et souple muni d’une caméra. Un examen aux effets secondaires parfois très pénibles (maux de ventre, saignements).Que détecte la vidéo-capsule ?Ulcères, polypes, saignements. « Elle est plus performante que la coloscopie pour repérer les anomalies dans l’intestin grêle et de performance équivalente dans le côlon. Parfois, en cas de doute sur les images, elle sera suivie d’une coloscopie ou d’une entéroscopie à double ballon (technique plus récente et beaucoup plus supportable pour le patient). Mais dans la majorité des cas, elle suffit à poser le diagnostic », souligne le Pr Coron. Dans les maladies inflammatoires chroniques (MICI), l’intérêt majeur est de voir si le traitement en cours est efficace (lésions qui régressent) ou s’il faut le modifier.Et la gélule, que devient-elle ?Au bout de 8 h à 72 h (selon le transit et le type d’examen), elle est expulsée dans les toilettes. Pas très écolo… « À l’avenir, on peut imaginer qu’elle puisse être récupérée, désinfectée et réutilisée, même s’il n’est pas évident que ce soit accepté par les patients », indique le Pr Coron.Coloscopie avec mini-bistouriHormis la vidéo-capsule, les techniques existantes se sont perfectionnées de manière spectaculaire en dix ans. « Avec la dernière génération d’endoscopes, qui grossit 150 fois, le médecin peut voir un globule rouge de quelques microns », indique le Pr Coron. Les images sont d’une qualité sidérante : 2 millions de pixels. Et surtout, avec ces endoscopes, on peut enlever de façon plus précise des polypes (excroissances bénignes sur la paroi du côlon devenant parfois cancéreuses), directement pendant l’acte. Un mini-bistouri mesurant de 1,5 à 2 mm se fixe sur une poignée de l’endoscope. Muni de deux mini-bras, l’un permet de tirer le polype, l’autre de le couper. La cicatrisation se fait naturellement, en quelques semaines. « Cet appareil commence à être utilisé cette année au CHU de Nantes. Il permet d’enlever des polypes mesurant jusqu’à 10 cm », souligne le Pr Coron. Grâce à ces nouvelles techniques d’exploration et de biopsie, la prise en charge des patients atteints d’une pathologie digestive s’est nettement améliorée. « Le taux de détection des polypes a doublé en quinze ans », estime le Pr Coron. Un bond en avant dans la prévention des cancers de l’appareil digestif.https://www.imad-nantes.org/Sophie Cousin

Par l’équipe Ça m’intéresse

Complémentaires santé : des consultations psy remboursées

Conscientes de la souffrance psychique des Français durant cette crise sanitaire, les complémentaires santé, sur proposition de la Mutualité Française, ont annoncé la création d’un nouveau dispositif de prise en charge des consultations de psychologues en 2021.

La crise sanitaire a et aura des conséquences néfastes
sur la santé mentale des Français. C’est pourquoi, les complémentaires santé
veulent proposer de rembourser 4 consultations par an chez un psychologue
libéral. 

En pratique

4 consultations chez un psychologue libéral, « sur orientation médicale » (suite à une visite chez le médecin traitant), ou non selon les contrats, seront remboursées dans une limite de 60 euros par séance. 

Quand ? Très prochainement, mais les fédérations de mutuelles, d’assurances et les instituons de prévoyance, veulent tout d’abord échanger avec les médecins et les psychologues libéraux, s’appuyant sur les différentes expérimentations en cours dans quatre départements : Bouches-du-Rhône, Haute-Garonne, Landes, Morbihan.

Patrick Julou, président du groupe Solimut-Mutuelles de France indique cependant que, s’il soutient le principe de cette mesure, « il serait préférable que les mutuelles interviennent en complément de la sécurité sociale plutôt qu’au premier euro sur la base d’un tarif affiché aussi élevé ». Il relève également que, « contrairement à la Cour des comptes, la Caisse nationale d’assurance maladie semble, malgré les expérimentations menées, plutôt réticente à participer à un tel dispositif ». 

A lire sur le site de Viva

Vagues de picotements, transe, euphorie… Votre cerveau est-il sensible à l’ASMR ?

Le sigle « ASMR » est la seconde requête la plus populaire au monde sur le site d’hébergement de vidéos Youtube. Si ces quatre lettres ne vous sont pas familières, sachez qu’il s’agit de l’abréviation de l’expression anglophone « autonomous sensory meridian response », qui peut être traduite par « réponse autonome sensorielle culminante ». L’ASMR est un état émotionnel complexe, qui n’est pas expérimenté par tous. Il survient chez personnes qui y sont sensibles lorsqu’elles entendent, voient ou ressentent certains « déclencheurs » : chuchotements, mouvements délicats des mains, caresses légères… La sensation qui en résulte est décrite comme un picotement qui commence au sommet de la tête et peut s’étendre au cou et aux membres. Elle se présente sous forme de vagues et génère un état d’immersion : la personne se retrouve « en transe », ressentant euphorie et détente.L’intérêt pour l’ASMR a explosé depuis que le terme a été inventé, voici une dizaine d’années. Tout a commencé par une courte vidéo de chuchotement. Publiée sur YouTube en 2009, elle est devenue virale. Onze ans plus tard, les vidéos des « ASMRtists » (mot-valise anglais constitué des termes « ASMR » et « artist »), destinées à engendrer cet état de transe euphorique relaxante, récoltent des millions de vues.Malheureusement, l’enthousiasme de la recherche n’a pas été le même que celui du public, et on dénombre seulement une poignée d’articles scientifiques sur le sujet à l’heure actuelle. Afin de mieux comprendre ce phénomène complexe et alors que le futur de la recherche sur l’ASMR se dessine, notre équipe a mis en place un réseau scientifique destiné à mettre en relation personnes, idées et ressources.Voici ce que nous savons déjà.Des déclencheurs communsTout le monde n’est pas capable de ressentir l’ASMR, mais ceux qui en font l’expérience relatent des similitudes dans ses effets. En premier lieu, l’ASMR se manifeste généralement dès l’enfance (les premiers exemples couramment cités sont les picotements ressentis lors des contrôles anti-poux à l’école ou lors du jeu de devinette « quelle lettre suis-je en train de tracer sur ton dos ? »). Il est intéressant de noter que lorsque les gens découvrent que l’ASMR est une chose « à part », ils rapportent souvent que, lorsqu’ils l’ont ressenti pour les premières fois, ils ont cru soit que tout le monde avait déjà vécu la même expérience qu’eux, soit qu’ils étaient les seuls à l’avoir jamais ressenti.Seconde constatation : bien que les personnes sensibles à l’ASMR aient chacune leurs propres préférences, il existe des constantes remarquables dans les déclencheurs de cet état émotionnel. Les plus courants sont les touchers légers, le chuchotement, les paroles douces, le fait de se trouver très proche de l’individu qui leur manifeste une attention personnelle, les mouvements délicats des mains et la clarté de certains sons.[embedded content]Quelques exemples de « déclencheurs ».Les situations qui induisent l’ASMR reposent souvent sur une combinaison de plusieurs de ces déclencheurs. Il peut s’agir de se faire couper les cheveux, ou de regarder quelqu’un accomplir une tâche banale telle que le pliage du linge. Sans surprise, les vidéos ASMR les plus populaires simulent cette superposition de déclencheurs.Quand le cerveau picoteL’ASMR a fait l’objet de trois études par imagerie cérébrale. L’une d’entre elles a examiné en temps réel les zones activées lorsque survenaient les picotements caractéristiques de cet état. Pour cela, dix participants sensibles ont pris place dans un appareil d’imagerie par résonnance magnétique fonctionnelle (IRMf) et ont été exposés à des vidéos censées déclencher l’ASMR.Ces travaux ont révélé une activation accrue des régions du cerveau impliquées dans les émotions, l’empathie et les comportements affiliatifs (qui permettent de transmettre au partenaire une intention d’interaction sociale sécurisante) durant les périodes où les picotements se produisaient. Ces résultats sont préliminaires et basés sur un échantillon de petite taille. Ils sont cependant intéressants, car les auteurs y comparent l’ASMR à des comportements de soins et de toilettage : cela suggère que l’ASMR activerait les voies neurologiques impliquées dans les liens socioémotionnels. Cette idée est quelque peu soutenue par d’autres recherches, qui ont mis en évidence le fait que les personnes qui font l’expérience de l’ASMR peuvent se sentir davantage connectées aux autres.Deux autres études d’imagerie cérébrale ont adopté une approche différente. Elles ont examiné les différences d’activité cérébrale au repos (lorsque les personnes sont simplement allongées dans le scanner) chez des individus sensibles à l’ASMR, et chez des individus non sensibles. Les auteurs ont découvert que les personnes sensibles ont des réseaux neuronaux moins distincts et plus intriqués que les autres, ce qui suggère que l’ASMR pourrait se produire en raison d’une capacité réduite à réprimer les réponses émotionnelles résultant des stimulations sensorielles.Ce résultat peut sembler négatif, mais ce n’est pas forcément le cas. Nous intégrons tous des informations provenant du monde extérieur (images, sons, odeurs), ce qui nous procure des expériences émotionnelles. Cependant, la manière dont sont intégrées ces informations et les émotions qui en résultent varie d’une personne à l’autre.Être moins capable d’inhiber les connexions entre le monde extérieur et notre monde intérieur peut signifier vivre des expériences émotionnelles positives plus intenses. On peut avoir la chair de poule en entendant notre musique préférée, ou ressentir un puissant émerveillement – ou d’autres émotions complexes – face à une œuvre d’art.[embedded content]L’une des premières vidéos ASMR jamais uploadées sur YouTube.Les personnes qui sont sensibles à l’ASMR sont plus susceptibles de vivre des expériences multisensorielles complexes tels que des frissons musicaux ou la synesthésie (ndlr : chez les gens affectés par cette « union des sensations », un seul stimulus sollicite simultanément plusieurs sens : les sons sont à la fois perçus en tant que tel et « vus » comme des couleurs en mouvement, par exemple). Malheureusement, les individus réceptifs à l’ASMR sont également plus susceptibles de faire l’expérience de la misophonie, (littéralement « haine du son »), une aversion pour les bruits produits par les autres.Plus empathiqueOutre les aspects neurologiques, les chercheurs ont exploré les autres différences entre personnes réceptives à l’ASMR et personnes non réceptives. Dans l’ensemble, les recherches suggèrent que les premières ont davantage tendance à vivre des expériences plus immersives ou plus captivantes.Elles obtiennent aussi un score plus élevé pour le trait de personnalité « ouverture à l’expérience », qui reflète l’imagination, la curiosité intellectuelle et l’appréciation de l’art et de la beauté.Elles sont enfin plus empathiques, au moins concernant deux critères, à savoir la compassion et le souci des autres ainsi que la capacité à s’immerger dans leur imagination ou dans la fiction.Un outil de thérapie ?Un rapide coup d’œil aux commentaires des vidéos ASMR suffit pour se convaincre que cet état émotionnel est une réelle source de réconfort pour ceux qui visionnent ces films censés l’induire : ils améliorent leur humeur, soulagent leurs insomnies et vont même jusqu’à atténuer les effets de la solitude.Certes, ces affirmations sont anecdotiques. Cependant nous disposons à présent de preuves scientifiques préliminaires pour les étayer. Des réductions significatives du rythme cardiaque de personnes sensibles à l’ASMR ont par exemple été enregistrées pendante qu’elles regardaient des vidéos destinées à déclencher cet état. Ces changements traduisent une réduction du niveau de stress comparables à celles observées lors de la méditation de pleine conscience ou de l’écoute de musique. Toutefois, la question de savoir si l’ASMR peut constituer une forme de thérapie efficace (et si elle devrait être utilisée comme telle) demeure pour l’instant sans réponse.C’est une période passionnante pour la recherche sur l’ASMR, car nous ignorons encore énormément de choses… De futures études seront nécessaires pour déterminer si tout le monde a le potentiel de ressentir l’ASMR, si cette approche pourrait constituer une nouvelle forme de thérapie, etc. Espérons aussi que la recherche permettra un jour de déterminer pourquoi seules certaines personnes semblent capables d’expérimenter ce phénomène unique.Giulia Poerio, Associate lecturer, University of EssexCet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.