La Polynésie autorise l’importation d’Artemesia Annua, plante médicinale utilisée contre le Covid à …

« La motivation de la demande porte sur les vertus médicinales de cette plante qui produit une substance particulière : l’artémisinine. Cet antipaludéen, est également étudié dans le cadre de traitements contre le cancer, le VIH et les virus responsables d’épidémies comme la Covid-19 », explique le compte-rendu du Conseil des ministres en Polynésie. « Cette plante est inscrite sur la liste positive de la pharmacopée chinoise, ce qui constitue une référence mondiale pour les plantes médicinales et elle est largement utilisée dans la médecine chinoise. L’Artemisia est également utilisée en soins vétérinaires contre les maladies parasitaires ».

Pour le gouvernement polynésien, il s’agit avant tout « d’encadrer l’utilisation de cette nouvelle plante ». « Les graines seront exclusivement destinées dans un premier temps à des essais culturaux réalisés par la Direction de l’agriculture afin de définir l’itinéraire technique et de valider la faisabilité de la culture », poursuit-on. « Cette période est estimée à environ 12 mois, période qui pourra être réduite en fonction des résultats obtenus, et durant laquelle le plan de diffusion et de suivi sera établi ».

À Madagascar, l’Artemesia Annua, ou Armoise Annuelle, a fait parler d’elle en avril 2020, quand le président Andry Rajoelina a annoncé la fabrication d’un « remède miracle » contre le Covid-19 à base d’Artemesia. Puis en octobre 2020, le président malgache a présenté des gélules d’Artemesia et Ravintsara, « des plantes locales malgaches, dont les vertus sont reconnues mondialement ». « On peut changer l’histoire à travers la nature, les ressources naturelles et les savoir-faire malgaches », avait-il assuré.

« Des plantes médicinales telles qu’Artemisia annua sont considérées comme des traitements possibles de la Covid-19, mais des essais devraient être réalisés pour évaluer leur efficacité et déterminer leurs effets indésirables », notait l’OMS en mai 2020. Pour l’INSERM, si « la plante ouvre des pistes de recherche intéressantes » contre le Covid-19, « en l’absence de données robustes ou d’études à plus long terme avec des doses contrôlées d’extraits d’Artemisia annua, elle ne constitue pas pour le moment un traitement ». En juin 2020, l’institut allemand Max-Planck annonce que « des extraits d’Artemisia séchée se sont révélés efficaces, en laboratoire, pour lutter contre le virus Covid-19″ .

Lire aussi : Covid-19 : A Madagascar et à travers l’Afrique, la ruée controversée vers l’artemisia

Malgré l’utilisation d’Artemesia, la Grande Île de l’Océan Indien connaît actuellement une deuxième vague épidémique plus meurtrière que la précédente, avec 2 600 cas dont 150 formes graves recensées en seulement 15 jours, rapporte RFI. Le 26 mars, l’État malgache a finalement donné son feu vert à la vaccination contre le Covid-19, tout en laissant le choix à la population de se faire vacciner ou pas. Andry Rajoelina a néanmoins affirmé que lui et sa famille ne se vaccineraient pas, préférant avoir recours au remède local à base d’Artemesia.

Commentaire de l’Éditeur du site : il est quand même très surprenant d’avoir, selon l’INSERM et l’OMS, une plante médicinale peu chère et accessible, dont l’efficacité semble soudainement mise en cause contre la COVID-19, alors qu’un organisme allemand Max-Planck, la considère efficace.

Pour rappel : population de Madagascar : 27 millions d’habitants – nb de décès 390 morts

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