Mucuna Pruriens

Dénomination Latine

Mucuna pruriens (L.) D.C., Dolichos pruriens

Famille Botanique

Fabaceae sous-famille Faboideae (ex-Papilionaceae, ex-Leguminosae)
Table des Matières
Plante Médicinale en complément alimentaire : mucuna pruriens

Résumé Bienfaits

  • vertus sur la stimulation de la libido et sur la tonification globale de l’organisme
  • lutter contre la dépression et les maladies dégénérescentes (maladie de Parkinson)
  • infertilité masculine,  dysfonction érectile

Confort et Détente

Sommeil et Stress

Présentation

Qu’est ce que le Mucuna Pruriens ?

C’est une légumineuse annuelle grimpante des régions tropicales de l’Inde, de l’Afrique et de l’Amérique (Amérique centrale, Amérique du Sud et Caraïbes). L’extérieur de la gousse présente des poils très irritants pour la peau, munis d’un mini-harpon qui peut s’attacher à la peau et aux yeux.

Utilisée en Médecine Ayurvédique depuis très longtemps, c’est la gousse qui, en médecine populaire en qualité d’électuaire (remède préparé avec du miel) qui agissant mécaniquement contre les vers parasites de l’homme, elle est aussi utilisée comme alexitère.

On utilise les pois et la partie interne de la gousse (endocarpe). Appelé également Pois Mascate, Pois velu, Pois à gratter ou Poil à gratter, le Mucuna Pruriens est une plante médicinale très ancienne qui est utilisée en Médecine Ayurvédique (en Inde) depuis des siècles.

Il traite aussi les parasites intestinaux, la dysménorrhée, l’aménorrhée, le diabète. On lui prête également une fonction de reminéralisant et d’apport de bien-être physique et nerveux, ainsi que de favoriser le développement de la musculation. Le Mucuna Pruriens induit la production d’hormone de croissance et de testostérone, augmente la qualité du sperme. Elle se rapproche également du Ginseng Panax.

Indications

  • En médecine traditionnelle ayurvédique le Mucuna Pruriens est bon pour :
    • infertilité masculine, dysfonction érectile, parasites intestinaux, dysménorrhée, aménorrhée, diabète,
    • la stimulation de la libido, tonification de l'organisme
    • traiter la Maladie de Parkinson, du fait de la présence de dihydroxyphénylalanine ou Lévodopa (L-dopa), avec une incidence moindre de dyskinésies, néanmoins une revue d'études cliniques n'a pas montré d'effet notoire, d'autres études cliniques sont réclamées
    • La poudre de Mucuna peut être une alternative peu coûteuse.

En médecine "classique" :

  • Dépression dopaminergique
  • Déficit neurologique du sujet âgé

En Médecine Ayurvédique, les trois plantes médicinales les plus importantes dans le traitement de la maladie de Parkinson sont :

  • Mucuna pruriens,
  • Withania somnifera,
  • Curcuma longa.

Outre celles-ci, on cite aussi Bacopa monnieri, Ginkgo biloba, Camellia sinensis

 

Propriétés Médicinales

  • Un extrait spécifique de l’endocarpe de Mucuna pruriens contenant 3,3 % de Lévodopa (HP-200) aurait fait ses preuves contre la maladie de Parkinson
  • Effet antioxydant renforçant l'activité antiparkinsonienne
    • L'extrait de Mucuna pruriens se serait montré plus efficace que la lévodopa de synthèse dans un modèle animal de la maladie. Ses effets à long terme (dans le HP-200) ont été étudiés sur les neurotransmetteurs monoaminergiques et leurs métabolites dans le cerveau du rat. Après 52 semaines d’administration orale, une augmentation significative de la dopamine dans le cortex était notée, mais il n’y avait pas d’effets sur ses métabolites ni sur les autres neurotransmetteurs. Cela suggère que les effets antiparkinsoniens pourraient être dus à un autre composé que la lévodopa ou qu’il pourrait exister un mécanisme de renforcement de l’action de cette dernière
    • L’extrait de poudre de cotylédon de Mucuna semble maintenir les taux de lévodopa, dopamine, norépinéphrine et sérotonine endogènes, du fait de la présence conjointe de NADH et de coenzyme Q-10
    • L’extrait aqueux de poudre de Mucuna contient vraisemblablement des inhibiteurs de la dopa-décarboxylase, qui améliorent l’efficacité à long terme et limitent l’apparition des dyskinésies
    • Les effets antiparkinsoniens ne semblent pas dus qu’à la seule lévodopa, possède également des propriétés immunomodulantes dans la maladie de Parkinson
  • Effet antidépresseur médié par la dopamine
  • Effets inhibiteurs sur la prolactine (éviter durant l'allaitement)
  • Induit la production d'hormone de croissance et de testostérone, augmente la qualité du sperme
  • Effet antidiabétique
  • On trouve également la l-dopa dans la fève Vicia faba, utile aussi dans la maladie de Parkinson

Composition

  • Dihydroxyphénylalanine, ou lévodopa (L-dopa) dans le pois mascate [2] et la partie interne de sa gousse : 3 à 9 %
  • Acides phénols
  • Alcaloïdes tétrahydroisoquinoléiques
  • Lipides
  • Glucides
  • Coenzyme Q10
  • NADH

source : http://www.wikiphyto.org/wiki/Pois_mascate

 

Contre-Indications

  • Effets inhibiteurs sur la prolactine : à éviter donc durant l'allaitement)