Miel

Table des Matières
miel

Résumé Bienfaits

  • apaise tous les maux de la gorge (très utilisé de tous les chanteurs, les vrais !!)
  • apaise les brûlures et ulcères, troubles digestifs
  • aide à la cicatrisation et l'accélère (brûlures, coup de soleil)
  • vertus antibactériennes, anti-inflammatoires, antioxydantes et anti-parasitaires

Confort et Détente

Cosmétique et Beauté

Présentation

Qu’est-ce que le Miel ?

Le Miel est une substance sucrée élaborée par les abeilles à miel à partir de nectar ou de miellat. Elles l’entreposent dans la ruche et s’en nourrissent tout au long de l’année, en particulier lors de périodes climatiques défavorables. Il est aussi consommé par d’autres espèces animales dont l’espèce humaine qui organise sa production par l’élevage des abeilles à miel.

Super aliment depuis des siècles, ses vertus ne sont plus à démontrer, depuis bien longtemps, la nature humaine a compris que les produits de la ruche grâce aux abeilles pouvaient être un allié de choix.

Utilisé à des fins thérapeutiques dès l’antiquité, il connaît aujourd’hui une validation scientifique de ses propriétés antibactériennes et un usage comme cicatrisant. Il est ainsi cité dans 500 remèdes de la pharmacopée de l’Égypte antique, principalement pour sucrer les préparations médicales.

Idéal pour lutter contre les maladies ou en utilisation préventive, le miel est pourtant moins connu pour ses vertus antibactériennes, anti-inflammatoires et antioxydantes, la liste des bienfaits du miel est plutôt fournie.

Utilisé depuis toujours comme remède, soit à l’état pur, soit mélangé à des plantes, nous connaissons tous les bonbons au miel pour soulager les maux de gorge.

Comme il y a plusieurs variétés de miel, on en trouve avec des propriétés laxatives, d’autres pour guérir les brûlures, les inflammations… On utilise même les propriétés du miel pour guérir des morsures, notamment de serpents.

La pharmacopée commençant de plus en plus à prendre conscience des nombreux bienfaits que connaissaient nos ancêtres depuis longtemps, on peut également étendre la réflexion sur les autres produits de la ruche, comme la gelée royale, la cire ou la propolis.

Propriétés Médicinales

  • antibactérien
  • cicatrisant (on note également de bons résultats dans des pansements au contact de la peau)
  • accélérant aussi la cicatrisation des tissus
  • efficace pour désodoriser les plaies, probablement par l'apport d'une source de glucose, consommée par les bactéries qui émettront alors de l'acide lactique
  • des études révèlent l'absence de douleur à l'application de miel voire une diminution des douleurs chez le patient, et estimant la cicatrisation comme étant « de qualité » « dans la majorité des cas pris en charge (portant sur 3000 plaies, de 1984 à 2009)

Composition

  • des glucides (sucres) en grande quantité : 78 à 80 %, représentés essentiellement par :
    • du fructose : 38 %,
    • du glucose : 31 %,
    • du maltose, du saccharose, du galactose et divers autres polysaccharides (mélibiose, turanose, mélézitose...;
  • de l'eau, en quantité variable selon la maturité du miel lors de sa récolte : (maximum 18 % en Europe, alors que sous les tropiques il peut contenir jusqu’à 30% d’eau et qu’un miel produit dans un pays sec comme le Yémen par exemple ne contient que 12% d’eau.)
  • des protides : moins de 1 %, mais contenant tous les acides aminés libres : acide aspartique, acide glutamique, alanine, arginine, asparagine, cystine, glycine, histidine, isoleucine, leucine, lysine, méthionine, phénylalanine, proline, sérine, tryptophane, tyrosine et valine ;
  • des sels minéraux : maximum 0,1 % ; pour les miels de nectar et autre, jusqu'à 0,5 % pour les miels de miellat, avec plus d'une trentaine d'éléments déjà inventoriés : aluminium, argent, arsenic, baryum, béryllium, brome, calcium, césium, chlore, chrome, cobalt, cuivre, fer, lithium, magnésium, manganèse, mercure, molybdène, nickel, or, palladium, phosphore, potassium, rubidium, scandium, silicium, sodium, soufre, strontium, titane, vanadium, zinc, zirconium. Ces éléments minéraux ne sont pas toujours tous présents dans un miel déterminé. Par contre, certains le sont systématiquement dans tous les miels et souvent alors en grande quantité, notamment le potassium, premier cation intracellulaire indispensable à la vie. Les miels foncés sont globalement plus riches quantitativement en matières minérales que les miels clairs ;
  • des acides organiques, libres ou combinés sous forme de lactones : 0,3 %, le principal d'entre eux étant l'acide gluconique ;
  • un grand nombre de vitamines, dont les quantités, loin de couvrir les besoins journaliers des humains, n'en constituent pas moins un appoint significatif. Le miel contient essentiellement les vitamines B1, B2, B3 (ou vitamine PP), B5, B6, C, et accessoirement les vitamines A, B8 (ou vitamine H), B9, D et K ;
  • des lipides (corps gras), en infime quantité, sous plusieurs formes :
    • triglycérides,
    • acides gras (acide palmitique, oléique, et linoléique) ;
  • de nombreux composés organiques complexes :
    • des enzymes, dont les principaux sont les amylases alpha et bêta, le glucose invertase et le glucose oxydase ; ces enzymes (qui facilitent la digestion des aliments et sont à l'origine de certaines vertus du miel) sont détruites par un chauffage exagéré du miel qu'il y a donc lieu de toujours éviter (la température de la ruche au niveau du couvain étant régulée à 35 °C par les abeilles, il convient de ne pas chauffer le miel au-dessus de 40 °C, si l'on veut lui conserver ses propriétés),
    • plusieurs facteurs antibiotiques naturels, regroupés sous le nom générique d'inhibine, qui sont en fait de puissants bactériostatiques, c'est-à-dire qu'ils empêchent le développement des bactéries mais ne les tuent pas,
    • de nombreuses autres substances biologiques diverses :
      • un principe cholinergique proche de l'acétylcholine,
      • un principe œstrogène,
      • des flavonoïdes, en particulier la pinocembrine et la pinobanksine
      • des alcools et des esters,
      • des substances aromatiques qui donnent l'arôme (comme l'acide phénylacétique) et le goût spécifique d'un miel donné,
      • des matières pigmentaires, spécifiques à chaque miel, qui lui donnent sa couleur propre ;
  • des grains de pollen qui en signent l'origine botanique et géographique.

source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Miel

Contre-Indications

Une étude suisse publiée en octobre 2017 par la Revue Science, basée sur l'analyse de miels provenant de 298 emplacements différents du monde montre que la quantité de certains insecticides trouvé dans le miel tend à augmenter dans le monde entier, confirmant une contamination générale des agroécosystème et une exposition environnementale croissante des abeilles (et peut-on supposer des abeilles sauvages et de tous les autres pollinisateurs). Certains produits diminuent ou disparaissent, mais les néonicotinoïdes (acétamipride, clothianidine, imidaclopride, thiaclopride et thiaméthoxame qui sont tous des insecticides systémiques retrouvés dans tous les tissus des plantes traitées, y compris dans le pollen et le nectar se généralisent).

La pollution des miels par les néonicotinoïdes est en moyenne de 1,8 ± 0,56 nanogramme par gramme , beaucoup plus élevée en Amérique du Nord avec 86 % des miels analysés contenant un ou plusieurs néonicotinoïdes en 2017) et la moins élevée en Amérique du Sud où néanmoins 57 % des échantillons en contenaien. Aucun des échantillons analysés lors de cette étude ne dépassait les normes sanitaires édictées pour l'Homme, mais les résultats sont néanmoins jugés très préoccupants puisque environ 1/3 des échantillons de miels présentaient des niveaux assez élevés pour affecter la santé des abeilles voire de la ruche entière. C'est donc la pollinisation en tant que service écosystémique et de nombreuses espèces de pollinisateurs (ainsi que leurs prédateurs et les espèces qui en dépendant indirectement peut-on supposer) qui sont menacés.

Les auteurs de l'étude demandent aux gouvernements plus de transparence et de publication de données sur les quantités de néonicotinoïdes vendus et utilisées en agriculture, afin de clarifier les éventuelles relation entre quantités utilisées par les agriculteurs et quantité retrouvées dans les miels.

L'avenir des producteurs de miel est aussi en jeu, car les néocotinoïdes sont suspectés de jouer un rôle clé dans l'effondrement mondial des populations de pollinisateurs domestiqués et sauvages.