L’accident cardiovasculaire cérébral (AVC) : causes, symptômes

SOMMAIRE :Qu’est-ce que l’AVC ?Un accident cardiovasculaire cérébral (AVC) aussi appelé attaque cérébrale est une perturbation de l’irrigation du cerveau qui peut avoir deux causes: une artère bouchée par un caillot ou la rupture d’une artère qui va créer un hématome. « Un Français sur 5 aura un AVC dans sa vie et presque 1 femme sur 4″, informe le Pierre Amarenco, Chef du service de neurologie et du centre d’​accueil et de traitement de l’attaque cérébrale à l’hôpital Bichat (Paris) qui insiste sur le fait que la majorité des AVC pourrait être évitée.Il existe deux types d’AVC :L’AVC ischémique:C’est le type d’AVC le plus fréquent : 85% des AVC sont d’origine ischémique. Cet AVC se produit lorsqu’une artère se bouche ce qui empêche l’irrigation d’une partie du cerveau et empêche celui-ci de fonctionner correctement.A savoir : lorsque l’artère se bouche de façon transitoire (moins d’une heure en général), on parle d’un accident vasculaire ischémique transitoire (AIT). Il peut être le signe d’alerte d’un AVC dans les jours qui suivent. Les symptômes même transitoires doivent donc faire consulter en urgence.L’AVC hémorragique:Il représente 15% des AVC et survient lorsqu’une artère cérébrale se rompt ce qui crée un hématome comprimant le cerveau. Il peut s’agir d’une hémorragie cérébrale ou d’une hémorragie méningée. Le plus souvent, l’hémorragie méningée fait suite à une rupture d’anévrisme (rupture d’un anévrisme artériel).Quelles sont les causes ? »Il existe plus de 150 causes d’attaque cérébrale, mais quatre grandes causes principales », décrit le neurologue :l’athérosclérose,la maladie des petites artères hypertensives,les embolies d’origine cardiaque (infarctus du myocarde, maladie des valves cardiaques, fibrillation auriculaire) qui peuvent favoriser la formation de caillots,les anomalies sanguines qui peuvent occasionner la formation de caillots.Quels sont les symptômes de l’AVC ?Les symptômes de l’AVC peuvent être une paralysie, une perte de force d’un côté du corps, bras, jambe ou face, ou tout en même temps, une perte de la parole, une difficulté pour articuler, pour sortir des mots ou des mots qui viennent à la place d’autres mots ou encore une difficulté pour sortir les mots dans sa tête. »L’AVC peut aussi se signaler par des troubles de la vue comme la perte de la vue d’un œil en totalité, la carotide qui irrigue le cerveau irrigant d’abord l’œil, des troubles de l’équilibre (d’un coup, la personne se met à marcher comme une personne ivre, ne peut pas tenir debout), des troubles de la sensibilité de l’hémicorps (fourmillements niveau d’un bras, d’une jambe, de la face, voire de tout le côté) », décrit le neurologue.Enfin, un mal de tête extrêmement brutal, inhabituel, en général très violent, peut signaler un AVC. « Ce qui caractérise les symptômes d’un AVC c’est leur apparition brutale », précise le Pr Amarenco.Quels sont les facteurs de risque ?Les facteurs de risque sont communs aux deux types d’AVC et aux pathologies d’origine vasculaire en général. Ils rassemblent des facteurs de risque:-non évitables : l’âge, le sexe (les hommes sont plus à risque), l’hérédité (plus de risques d’avoir un AVC si un membre de la famille a eu un AVC avant 65 ans), les antécédents d’AVC.-évitables : hypertension artérielle, diabète, hypercholestérolémie, surpoids, sédentarité, tabagisme et cannabis, consommation d’alcool excessive. « La prévention des AVC est essentielle », souligne le neurologue.Un AVC doit être pris en charge le plus tôt possible. Il convient d’appeler le 15 ou de se rendre dans l’hôpital le plus proche. Une IRM ou un scanner est effectué pour faire le diagnostic et voir s’il s’agit d’un infarctus cérébral ou une hémorragie cérébrale. »Le traitement de revascularisation doit être effectué dans les 3h idéalement, dans les 6h qui suivent l’AVC au plus tard », informe le Pr Pierre Amarenco. Ce traitement de thrombolyse administré par voie intraveineuse a pour objectif de déboucher l’artère bouchée par un caillot. »Si cela n’est pas suffisant, nous pouvons faire un traitement de thrombectomie », indique le neurologue. Celui-ci consiste à introduire sous contrôle d’imagerie, un cathéter dans l’artère fémorale et à le remonter dans la carotide puis dans l’artère cérébrale afin de retirer le caillot. « La prise en charge dans une unité neuro-vasculaire permet de réduire la mortalité de 30%, notamment grâce à l’intérêt porté aux troubles de la déglutition (responsable de pneumonie) et fait que 60% de patients en plus rentrent à domicile », informe encore le Pr Amarenco.Un bilan est fait pour trouver la cause et/ ou les facteurs de risque et les traiter (par exemple diabète, hypercholestérolémie, intoxication tabac ou cannabis, hypertension artérielle…)Certaines personnes doivent aller en centre de rééducation quelques semaines voire quelques mois après un AVC. « Elles bénéficient d’une rééducation motrice, de langage. Le handicap invisible comme les troubles de mémoire, les troubles de la concentration, les modifications du caractère doivent également être pris en charge par des spécialistes des AVC », explique le Pr Pierre Amarenco.Quel pronostic et durée de vie après un AVC ?150 000 personnes sont victimes d’un AVC en France chaque année, dont plus de 110 000 sont hospitalisées et 30 000 en décèdent. « C’est la première cause de décès chez les femmes », alerte le Pr Amarenco. Cependant, il faut souligner que le taux de mortalité a beaucoup diminuéPlus de 500 000 Français vivent avec des séquelles suite à un AVC. Cette pathologie représente la première cause nationale de handicap acquis de l’adulte. « Globalement, le risque de récidive d’un AVC est compris entre 1 et 8% par an selon la cause, indique le neurologue, mais ce risque est diminué de 80% avec les traitements de la cause », rassure-t-il.La prévention primaire (si vous n’avez pas eu d’AVC) permet de prévenir la majorité des AVC. Elle est basée tout d’abord sur une bonne hygiène de vie : alimentation équilibrée, activité physique régulière, le tout évitant le surpoids, pas de tabagisme ou de consommation de cannabis, consommation d’alcool.Il faut aussi faire contrôler sa tension, son taux de cholestérol sanguin et traiter si besoin une hypertension artérielle ou une hypercholestérolémie.A savoir : cette bonne hygiène de vie vous aide aussi si vous avez malgré tout un AVC. « Les gens qui ont fait un AVC et qui pratiquaient une activité physique ont 50% de risque de handicap en moins », souligne le Pr Amarenco. »Nous pouvons diminuer de 80% ce risque d’AVC avec des mesures simples », indique le neurologue dont l’Association Vaincre l’AVC se donne pour objectif une diminution de 80% des AVC d’ici 2030.La prévention secondaire (si vous avez déjà fait un AVC) est essentielle également. Elle comprend les mêmes règles que la prévention primaire. « L’activité physique est un point majeur », indique le Pr Pierre Amarenco qui demande à ses patients de faire chaque matin avant la douche, 30 mn de vélo d’appartement. En plus des règles d’hygiène, la bonne observance des traitements est indispensable.Sources :Interview du Pr Amarenco, Président du Fonds Vaincre l’AVC, Chef du service de neurologie et du centre d’​accueil et de traitement de l’attaque cérébrale à l’hôpital Bichat (Paris).Vous pouvez calculer votre risque d’AVC sur ce site et recevoir des conseils personnalisés pour l’éviterLivret L’accident vasculaire cérébral (AVC), Hôpitaux de Saint-MauriceBrochure Mieux comprendre ce qu’est un accident vasculaire cérébral, FranceavcLire aussi :

9 astuces pour combattre vos envies de sucre

Bonbons, gâteaux, glaces ou autres sucreries, certaines envies semblent parfois irrésistibles. Cependant, vous pouvez apprendre à calmer ces pulsions gourmandes. Dans la matinée, en fin de journée ou dans la soirée, vous n’arrivez pas à succomber à votre confiserie préférée ? Pourtant, ingérés en trop forte quantité, les aliments sucrés engendrent surpoids et obésité avec leur flot de complications.Sur le même sujetAugmentation du risque de cancer, accroissement du diabète de type 2 ou encore de maladie cardiovasculaire… Si le sucre reste indispensable au bon fonctionnement de l’organisme, consommé excessivement, il se révéle néfaste.Comment diminuer sa consommation de sucre ?Premièrement, tentez de réduire progressivement vos apports en glucides simples. Il s’agit des sodas, bonbons ou encore des céréales raffinées.Ainsi, remplacez ces éléments par des glucides complexes et par des aliments riches en fibres, tels que les céréales complètes, les légumineuses et les fruits.L’important est de ne pas vous créer de frustrations. Si vous ressentez le besoin irréprésible de consommer du sucre dans votre journée, optez pour un fruit frais, une compote fait-maison ou deux carrés de chocolat noir.Lorsque l’envie de sucre vous envahit, pensez à ce que vous allez vous accorder lors du prochain repas. N’hésitez pas à vous changer les idées avec la pratique d’une activité sportive, buvez de l’eau ou une tasse de thé pour freiner votre désir ou prenez une collation saine si vous devez attendre quelques heures avant de vous mettre à table.À lire aussi :

Douleur chronique : un antidouleur naturel issu d’une fleur pourrait être efficace

Des chercheurs luxembourgeois se sont penchés sur les propriétés antalgiques de la couronne de Néron, une fleur qui pousse en Asie du Sud-Est. Verdict : elle pourrait permettre de lutter plus efficacement contre la douleur chronique.On le sait : la Science s’inspire souvent de la Nature pour mettre au point des médicaments. L’exemple le plus connu, c’est celui du saule blanc (Salix Alba) dont l’écorce était déjà employée durant l’Antiquité pour ses propriétés antalgiques et antipyrétiques : c’est en s’inspirant de ce remède ancestral que fut développé l’acide salicylique au milieu du 19ème siècle. Il s’agit du principe actif de l’aspirine.Sur le même sujetCette fois, des chercheurs du Luxembourg Institute of Health (au Luxembourg, donc) se sont intéressés à une fleur traditionnellement utilisée par la médecine traditionnelle chinoise : la couronne de Néron (Tabernaemontana divaricata), aussi appelée « fleur de moulinet », « jasmin crêpe » ou encore « baie de rose des Indes orientales ».Un antidouleur puissant, qui présente moins d’effets secondaires que la morphineLes chercheurs luxembourgeois ont découvert que cette fleur (qui pousse principalement en Asie du Sud-Est) renferme une molécule dotée de puissantes propriétés antalgiques : la conolidine. Dans le détail : la conolidine serait capable de « bloquer » des récepteurs spécifiques, les récepteurs ACKR3. Ceux-ci fonctionnent à la manière de « pièges » puisqu’il « attrapent » les opioïdes naturellement produits par le cerveau pour combattre la douleur. »En bloquant l’action des récepteurs ACKR3, la conolidine permet d’accroître l’efficacité des opioïdes antalgiques, donc de lutter plus efficacement contre la douleur, explique le Dr. Andy Chevigné, principal auteur de ces travaux. Nous pensons que ce phénomène chimique explique pourquoi la couronne de Néron est considérée comme un antalgique puissant en médecine traditionnelle chinoise. » »Nos travaux pourraient ouvrir la voie au développement de nouveaux médicaments contre la douleur chronique, à base de conolidine. Par ailleurs, nous avons découvert que la conolidine entraîne moins d’effets secondaires que la morphine ou le fentanyl (dépendance, troubles respiratoires…). »Ces travaux ont été publiés dans la revue spécialisée Signal Transduction and Targeted Therapy.À lire aussi :

Quelle est la différence entre un psychologue et un psychiatre ?

Dépression passagère ou trouble psychique installé depuis longtemps, les raisons qui incitent à pousser la porte d’un cabinet de psy peuvent être nombreuses.
Aussi, il est important de le faire sans tarder lorsque l’on en ressent le besoin. Avant de prendre rendez-vous chez un spécialiste, il convient d’abord de savoir vers quel type de “psy” vous souhaitez vous tourner : psychiatre ou psychologue ?Psychiatre ou psychologue : quelle différence ?Le psychiatre est un médecin spécialisé tandis que le psychologue est un universitaire. Le premier a suivi des études de médecine durant lesquelles il s’est spécialisé en psychiatrie. Le second est diplômé d’une licence et d’un master en psychologie ou d’une école (l’École privée de psychologues praticiens de Paris ou de Lyon par exemple). Des formations différentes mais reconnues par l’Etat dans les deux cas.Si l’un (le psychiatre) prescrit des médicaments (anxiolytiques, antidépresseurs…) et peut décider ou non de l’hospitalisation d’un patient, les deux apportent un soutien psychologique. Le psychologue comme le psychiatre ont bien souvent recours à une thérapie par la parole, le type de thérapie le plus fréquent aujourd’hui. En consultation individuelle ou de groupe, le ou les patients (dans le cas d’une thérapie de couple ou familiale), sont invités à formuler leur ressenti, leurs émotions, à se poser les bonnes questions pour comprendre les mécanismes inconscients de leur pensée. Quand le psychiatre est le seul habilité à poser un diagnostic notamment dans le cadre de maladies mentales (bipolarité, schizophrénie, anorexie, TOC…), le psychologue peut, quant à lui, faire passer des tests d’intelligence et/ou de personnalité.Quelle prise en charge par l’assurance maladie ?Un des facteurs qui influence bien souvent le choix d’aller vers tel ou tel thérapeute tient à la prise en charge financière des séances. Dans le cas d’un suivi psychologique, il n’y a pas de remboursement possible par la sécurité sociale bien que certaines mutuelles le proposent. A l’inverse, une visite chez le psychiatre bénéficie de remboursements par la sécurité sociale. Il faut savoir que de nombreux psychiatres pratiquent aussi des dépassements d’honoraires. Aller vers l’un ou l’autre de ces thérapeutes tient du choix personnel. Ainsi, consulter un médecin généraliste peut être une bonne première approche afin de savoir vers quel spécialiste se tourner par la suite.

Par Clotilde Costil

Pilule contraceptive : y a-t-il un lien avec la baisse du désir féminin ?

Existe-t-il un lien entre baisse du désir chez la femme et la pilule contraceptive ? Cette question qui a fait l’objet de plusieurs recherches n’est toujours pas réglée et divise la communauté scientifique.D’après une étude suédoise menée il y a quelques années sur 202 femmes, une légère baisse de la libido a effectivement été constatée. 22% des participantes ont ainsi rapporté cette diminution, contre 17% chez celles sous placebo.Mais pour le docteur Gilbert Bou Jaoudé, sexologue, « ces résultats ne démontrent en aucun cas un impact négatif systématique ». En réalité, la baisse de la libido est soumise à plusieurs facteurs, comme le type de pilule et les réactions qu’elles vont provoquer dans l’organisme des femmes.Au cas par casDe plus, « de nombreuses études mettent dans le même panier toutes les pilules contraceptives », déplore le docteur Bou Jaoudé. Par ailleurs, il estime qu’il est difficile d’avoir des éléments de comparaison (avant et après la pilule) alors que beaucoup de femmes commencent à prendre ce genre de contraceptif avant même de commencer leur vie sexuelle.Sans oublier le fait qu' »il existe une variabilité personnelle très importante en matière de réponse individuelle à l’administration d’hormones », rappelle-t-il.Toujours selon le docteur Bou Jaoudé, le désir féminin est en réalité le résultat « d’un subtil et fragile équilibre d’hormones et de neurotransmetteurs que la moindre perturbation peut faire chuter ».C’est pourquoi vous ne devez absolument pas jeter vos pilules à la poubelle si jamais vous éprouvez un quelconque trouble du désir. Consultez un spécialiste de la santé afin de déterminer quelle peut être la véritable cause de votre baisse de libido.

Les aliments riches en vitamine B6

La vitamine B6 est une vitamine dite essentielle, qui favorise la production d’anticorps et contribue à booster notre immunité. Notre organisme ne sait pas la fabriquer, il doit donc la puiser dans les aliments chaque jour. La vitamine B 6 ou pyridoxine a plusieurs propriétés principales dans notre organisme. Elle métabolise les protéines et les acides aminés, elle convertit en énergie le sucre stocké dans le corps. Elle améliore également l’efficacité du système immunitaire en favorisant la production d’anticorps et prévient et réduit l’intensité et la fréquence des crampes et des spasmes musculaires. La vitamine B6 contribue à une bonne absorption de la vitamine B12.Sur le même sujetLes besoins quotidiens de vitamine B6 sont de 1 à 1,6 mg pour les adultes et de 0,6 à 1,6 mg pour les enfants. Ces besoins augmentent avec la quantité de protéines, d’acides gras insaturés et de sucre consommés. Une alimentation trop riche en sucre et en graisses entraîne un besoin accru de vitamine B6.Une carence en vitamine B 6 entraîne une anémie, des troubles de la peau et des muqueuses, des troubles oculaires, une faiblesse musculaire, des crampes et fourmillements.On trouve de la vitamine B6 dans les poissons gras, les protéines complètes, les germes de blé, les légumes secs (lentilles…), les légumes (carottes, oignons, épinards…), les fruits (prunes, bananes., avocats…), les produits laitiers, le foie, le jaune d’œuf, les noix, les graines.A savoir : la vitamine B6 est plus efficace lorsqu’elle est associée aux autres vitamines du groupe B, au zinc et au magnésium. La vitamine B6 étant une vitamine hydrosoluble (soluble dans l’eau), elle est préservée lorsque les aliments sont cuits à la vapeur ou dans une petite quantité d’eau.Sources :Alix Lefief-Delcourt, ‎Marc Pérez, Le guide des compléments alimentaires stars, Editions Leduc.s, 2019Christian Brun, Anne Ghesquière, Le grand livre du bien-être au naturel, Editions Eyrolles, 2012

Troubles anxieux, dépression… Comment se faire aider ?

Santé Publique France lance une campagne grand public pour inciter les Français à parler de leur état psychologique, durement affecté par la pandémie de Covid-19, et pour rappeler l’existence de lignes d’écoute. L’arrivée du Covid-19 et les confinements successifs mis en place pour le freiner ont terriblement affecté la santé mentale des Français. Sur le même sujetLes données médicales qui remontent des urgences et de SOS médecin, mais aussi les enquêtes régulières menées par Santé Publique France (CoviPrev) montrent que ces troubles -anxiété et dépression- ont tout particulièrement progressé entre fin septembre et début novembre (deuxième confinement), et qu’ils se maintiennent depuis à « un niveau élevé ». En effet, selon Santé Publique France, 30% de la population est aujourd’hui affectée par des troubles anxieux ou dépressifs. De même, les troubles du sommeil ont progressé, ainsi que le montre la hausse de consommation des somnifères.Or le constat que fait le gouvernement c’est que les Français sont mal informés (43% estiment manquer d’information sur les symptômes et les traitements de l’anxiété et de la dépression) et sont en demande d’outils d’aide et d’écoute. Les dispositifs pourtant existants, le numéro vert 0 800 130 000 et le site d’information psycom.org, restent peu diffusés. « En parler c’est déjà se soigner » C’est dans ce contexte que Santé publique France et le ministère de la Santé lancent ce 6 avril une campagne d’information grand public. L’objectif ? Mieux détecter les troubles psychologiques avant qu’ils ne s’aggravent et/ou deviennent chroniques. Mais aussi inciter à en parler, à son entourage ou à son médecin, ou encore de ne pas hésiter à recourir à des dispositifs d’aide et d’écoute, qui pourront proposer un soutien et une prise en charge adaptés. « Avant le soin, la première étape pour aller mieux, est d’en parler », souligne Santé Publique France.La campagne est déclinée, dès le 6 avril,sur Internet, en radio et à la télévision via des spots qui rappellent qu’il n’y a pas besoin d’avoir le Covid pour se sentir stressé ou angoissé. Anxiété, déprime, mal-être… Que faire ? A qui s’adresser ? Les jeunes adultes étant particulièrement concernés par les troubles psychologiques peuvent contacter le numéro vert 0 800 235 236 ou s’informer sur le site filsantejeunes.com pour partager leurs inquiétudes, leurs angoisses ou troubles psychiques et être orientés si nécessaire vers les structures d’aide les plus proches de chez eux.Psycom, organisme public d’information en santé mentale, propose quel que soit votre âge, des conseils, des documents d’information pour mieux connaître les symptômes et la prise en charge de l’anxiété, de la dépression et autres troubles psychologique et psychiatriques. Le site psycom.org propose aussi des conseils pour faire face etretrouver un équilibre psychique. Mais aussi, lorsque les symptômes s’installent dans la durée et empêchent toute autre action du quotidien de savoir vers qui se tourner pour bénéficier d’une aide psychologique adaptée et de soins.Sa directrice, Aude Caria incite à l’occasion du lancement de cette campagne, à libérer la parole autour de la santé mentale, encore trop souvent stigmatisée. « Il est facile de dire, j’ai eu le Covid, mais il est encore difficile de dire j’ai fait une dépression. »S’informer :Source : conférence de presse Santé Publique France, 6 avril 2021.Lire aussi :

Haro sur les perturbateurs endocriniens… dès la crèche !

À l’appel du réseau Environnement Santé, plus de 200 territoires s’engagent à réduire l’exposition à ces substances perturbant le fonctionnement hormonal. Et ça commence dès la crèche !
Dans les 13 crèches de Limoges, 600 enfants mangent dans des plateaux en porcelaine. Et l’initiative s’étend désormais dans les écoles. « Ce matériau neutre et pratique remplace de manière avantageuse le polyuréthane, un plastique contenant des produits toxiques », présente le maire Emile Roger Lombertie, qui a engagé sa commune dans la charte des villes et territoires sans perturbateurs endocriniens. « C’est un engagement à agir pour réduire l’exposition de la population à ces polluants », indique David Feltz, chargé de mission au Réseau environnement santé, l’association initiatrice de la charte fin 2017.La ville de Limoges a débuté son action dans les crèches par la sensibilisation des parents et la formation du personnel à de nouvelles pratiques : usage de biberons en verre, lavage des enfants à l’eau et au savon, nettoyage de l’environnement à la vapeur, utilisation de peintures écologiques… « Au cours de ma carrière de médecin, j’ai été confronté à la montée progressive de la stérilité. Protéger l’environnement permet de protéger l’humain », souligne le maire. Aujourd’hui, 200 villes, quatre régions et quatre départements ont signé la charte. Des territoires moteurs de changement.Nathalie Picard et Adelaïde Robault

Par l’équipe Ça m’intéresse

Les aliments les plus riches en vitamine B12

La vitamine B 12 à de nombreux rôles dans l’organisme dont la participation à la formation des globules rouges. Ses apports par l’alimentation sont d’origine animale.La vitamine B 12 ou cobalamine est une vitamine essentielle pour la maturation normale et le développement des globules rouges. Elle joue un rôle important dans le bon fonctionnement du système nerveux. Elle intervient aussi dans la formation de l’ADN et est importante pour la peau.Sur le même sujetStockée au sein de notre organisme, la vitamine B12 est importante pour la croissance et aide à prévenir les problèmes d’ordre cardiovasculaire.Nos besoins quotidiens en vitamine B12 sont de 2,5 microgrammes. Une carence en vitamine B12 provoque anémie, fatigue, diarrhée, irritabilité, troubles du comportement, de l’humeur et de la mémoire.Les causes de carence en vitamine B12 peuvent être une maladie intestinale (Crohn) ou une ablation partielle de l’intestin, un régime strict végétalien. Les apports quotidiens recommandés sont de 3 microgrammes pour les adultes et de 4 microgrammes pour les femmes enceintes. Les végétaliens doivent se supplémenter en vitamine B12.On trouve la vitamine B12 dans les produits et sous-produits animaux, principalement dans les foies de veau, poulet, bœuf, dans les rognons, les huîtres, les palourdes et le poulpe et, en moindre quantité, dans les viandes de porc, bœuf, veau et mouton, les maquereaux, sardines et saumons, les œufs, le lait et les fromages ….Bon à savoir : l’efficacité de la vitamine B12 est augmentée lorsqu’elle est associée à d’autres vitamines du groupe B, particulièrement la B6 et la B9.Sources : Alix Lefief-Delcourt, ‎Marc Pérez, Le guide des compléments alimentaires stars, Editions Leduc.s, 2019Christian Brun, Anne Ghesquière, Le grand livre du bien-être au naturel, Editions Eyrolles, 2012

Pourquoi certaines personnes transpirent beaucoup ?

La transpiration est une réaction physiologique naturelle permettant la diminution de la température corporelle lorsque celle-ci est trop importante. La transpiration se déclenche normalement en cas de fortes chaleurs, pendant un exercice physique, en cas de stress… Mais pourquoi certaines personnes transpirent plus que d’autres ? Explications.
La thyroïde est une petite glande située dans le cou, parfois sujette à une hyperactivité chronique. L’hyperactivité thyroïdienne se traduit alors par une production excessive d’hormones thyroxines. Ces hormones ont notamment pour conséquence de stimuler le métabolisme, et de provoquer une importante transpiration sans nécessité apparente. Certaines personnes transpirent donc beaucoup, car elles sont atteintes d’hyperthyroïdie. Le fait de transpirer en excès est généralement mal vécu, notamment à cause des odeurs corporelles inconfortables et incontrôlées. Il existe heureusement des traitements permettant de réguler ces symptômes. Si vous transpirez beaucoup, et pensez être atteint d’hyperthyroïdie, consultez immédiatement votre médecin.L’hyperhidrose : maladie de la transpiration excessiveUne transpiration anormale est également souvent liée à une maladie appelée hyperhidrose. Il s’agit d’un dérèglement du système nerveux central qui provoque une transpiration excessive, même lorsqu’il fait frais et que le corps est au repos. Cette maladie touche environ 3% de Français.es devant vivre au quotidien avec les mains et les pieds mouillés, mais aussi les aisselles, le visage, et parfois même l’ensemble du corps. La nervosité, qui va souvent de pair avec ces désagréments, peut davantage aggraver ces symptômes, et un cercle vicieux se met alors en place. Si les déodorants classiques n’ont pas d’effet sur les personnes souffrant d’hyperhidrose, ces dernières peuvent se tourner vers des traitements permettant de réguler efficacement les excès de transpiration (chlorure d’aluminium par exemple). L’hyperhidrose est héréditaire dans 20 % des cas, et nécessite de consulter un médecin qui pourra alors rediriger le patient vers un dermatologue ou un endocrinologue.L’obésité et la transpiration abondanteLes personnes en surpoids ont également souvent tendance à transpirer plus que les autres. Le moindre effort physique provoque en effet une surchauffe rapide du corps qui compense alors en évacuant l’eau par la peau pour réguler sa température. Les personnes obèses possèdent davantage de graisse, et celle-ci agit comme une barrière contre le froid. La température du corps augmente donc beaucoup plus facilement, c’est pourquoi l’obésité peut être la cause d’une transpiration abondante. La perte de quelques kilos peut aider à faire diminuer son taux de transpiration. De manière plus générale, combattre l’obésité permet aussi d’éviter de nombreux autres problèmes de santé.

Par l’équipe Ça m’intéresse

Un espoir pour les personnes atteintes de fibromyalgie

L’entreprise grenobloise, Remedee Labs, va prochainement démarrer un essai clinique pour valider une technologie de stimulation des endorphines par ondes millimétriques à usage individuel pour mieux gérer la douleur et améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de fibromyalgie. Les équipes ont observé des résultats particulièrement encourageants sur un sous-groupe de patients déclarant souffrir de fibromyalgie.

Afin de confirmer ces résultats et d’offrir ainsi de nouvelles perspectives pour le développement d’un traitement dédié à la prise en charge de la fibromyalgie, cet essai clinique dédié se déroulera dans plusieurs centres spécialisés dans la prise en charge de cette pathologie. Fatigue, troubles du sommeil, douleurs dans les articulations…, la fibromyalgie ou syndrome fibromyalgique provoque plus d’une centaine de manifestations altérant gravement la qualité de vie, avec la douleur chronique diffuse comme symptôme principal. Selon l’expertise collective de l’Inserm, la fibromyalgie toucherait entre 1,4 et 2,2 % des Français, soit environ 1,2 million de personnes. On note une prépondérance féminine soit 4 fois plus de femmes, âgées de 30 à 55 ans. L’origine de cette pathologie n’est pas éclaircie et aucun traitement spécifique n’a démontré son efficacité. Face à l’altération de la qualité de vie du patient, un des enjeux est de réussir à réduire la douleur.

« Gérer efficacement la fibromyalgie constitue, aujourd’hui plus que jamais, un défi prioritaire pour la communauté médicale. Nous avons besoin de nouvelles approches pour traiter cette pathologie complexe et limiter l’impact sur la vie familiale et professionnelle des patients. » explique le Docteur Caroline Maindet, Praticien hospitalier au Centre de la Douleur au CHU de Grenoble

En France, 65 % des personnes atteintes de fibromyalgie déclarent un arrêt de travail au cours des 12 derniers mois. Les relations familiales et sociales peuvent être réellement limitées et les activités de la vie quotidienne perturbées, pouvant mener à l’isolement et au renforcement des inégalités sociales.

Cette nouvelle technologie reposerait sur une stimulation des endorphines. Le poignet offrant une zone fortement innervée, le bracelet stimulerait avec une extrême précision les terminaisons nerveuses en libérant les endorphines. Les premiers essais sont très encourageants mais doivent être confirmer par des expérimentations en partenariat avec plusieurs centres anti douleur en France. L’étude clinique va débuter au deuxième trimestre 2021. Il concernera 150 patients sur une durée de 12 mois.

Peut-on soigner la dépression sans médicaments ?

La dépression ne doit pas être prise à la légère. Derrière le « coup de blues » se cache parfois une profonde détresse. Si elle dure depuis plusieurs semaines, il faut absolument consulter un médecin à même d’estimer l’intensité des symptômes et de prescrire un traitement adapté. Dans le cas d’épisodes dépressifs « légers », certaines méthodes naturelles donnent de bons résultats. La luminothérapie quotidienne pour lutter contre la dépressionC’est prouvé : la luminothérapie a une efficacité comparable aux antidépresseurs dans la prise en charge d’un épisode dépressif modéré à sévère. Les mécanismes sont désormais mieux compris, comme l’explique le Dr Pierre A. Geoffroy, psychiatre et neuroscientifique, maître de conférences des universités à l’université de Paris : « Au-delà des effets sur l’horloge biologique que l’on connaît et étudie depuis plus de quarante ans, on a pu identifier des voies directes entre la rétine et des centres de régulation de l’émotion dans le cerveau, avec notamment des effets sur le système sérotoninergique dans certaines zones cérébrales que l’on sait impliquées dans la dépression. »Pour une efficacité optimale, préférez une exposition quotidienne à une puissance de 10 000 lux, pendant une demi-heure idéalement chaque matin et à la même heure, jusqu’à la rémission. Privilégiez une lampe bénéficiant d’un marquage CE classé dispositif médical (Dayvia, Philips, Lumia, Beurer…), placée à moins d’un mètre du visage.Des oméga-3 à haute dose pour stimuler le système nerveuxAdopter un régime de type méditerranéen diminue le risque de dépression de 33 %. Cette alimentation fait la part belle aux acides gras mono et polyinsaturés, particulièrement les oméga-3 que l’on sait indispensables au bon fonctionnement du système nerveux. De récents travaux vont encore plus loin, soulignant l’intérêt d’une supplémentation en oméga-3 pour soigner la dépression. « Il est montré que la seule prise de tels compléments alimentaires améliore la dépression chez la femme. Les oméga-3 figurent ainsi désormais dans les recommandations canadiennes du traitement de la dépression avec un bon niveau de preuve », note le Dr Guillaume Fond, psychiatre, qui prescrit systématiquement une telle supplémentation à ses patients souffrant de troubles anxieux et/ou dépressifs, à raison d’au moins 1 g d’EPA et 400 mg de DHA par jour, et auquel il ajoute volontiers de la vitamine D. »Les études faisant le lien entre une carence en vitamine D et la survenue de symptômes dépressifs se sont multipliées au cours des dernières années », ajoute le psychiatre.Prenez idéalement conseils auprès d’un médecin qui évaluera la durée nécessaire de la cure. Quelques compléments alimentaires sont fortement concentrés en oméga-3 comme la gamme OM3 de Isodis Natura, la gamme Myvitamins de Myprotein ou la formule Oméga-3 équilibre émotionnel de Fleurance Nature. On peut aussi assaisonner son alimentation avec de l’huile de colza ou de noix, riches en oméga 3.L’activité physique, aussi efficace que les antidépresseurs !C’est la conclusion d’une expertise collective de l’Inserm publiée en 2019 (source 1) : un programme d’activité physique adapté a le même bénéfice que la prise de médicaments antidépresseurs. En outre, la pratique d’une activité physique régulière contribuerait à prévenir les récidives d’épisodes dépressifs.En pratique : faites au minimum 3 séances de 30 minutes par semaine avec des pratiques physiques mixtes (aérobic, yoga, résistance, etc) supervisées, et ceci durant 3 mois.La thérapie cognitive et comportementale, en cas de symptômes dépressifs modérés »En matière de psychothérapies, ce sont les thérapies cognitives et comportementales (TCC) qui ont le plus haut niveau de preuves », indique le Dr Fond. Elles sont d’ailleurs recommandées par la Haute autorité de santé comme traitement de première intention dans les symptômes d’intensité légère ou modérée (source 2).Cette technique est pratiquée par des médecins (généralistes, psychiatres) ou des psychologues spécialisés, en cabinet libéral, en établissement ou en centres médico-psychologiques (CMP). Elle peut faire appel à des techniques de respiration et de relaxation, des techniques comportementales (exposition graduelle aux situations redoutées pour atténuer la peur et les angoisses), ou à des techniques cognitives visant à modifier les fausses croyances que la personne a pu développer sur elle-même et le monde extérieur.Le nombre de séances varie en fonction de l’intensité des symptômes et du ressenti des patients. Effectuées avec un psychiatre, ces séances sont partiellement prises en charge par la Sécurité sociale.Dépression : prévenir les rechutes grâce à la méditationEn l’absence de traitement préventif, le risque de rechute est accru dans les deux années qui suivent une dépression et chez les personnes ayant plusieurs épisodes dépressifs à leur actif. Des chercheurs de l’université d’Oxford ont mené en avril 2015 une étude (source 3) auprès de plus de 400 patients ayant souffert d’au moins trois épisodes dépressifs. Les uns ont reçu un traitement par antidépresseurs, les autres, des séances de méditation.Après deux années de suivi, les taux de rechute dans les deux groupes étaient quasi-similaires (44 % et 47 %). Les scientifiques ont donc conclu que la méditation de pleine conscience était tout aussi efficace que les traitements médicamenteux pour prévenir les rechutes. Elle permet en effet de se concentrer sur l’instant présent et de prendre du recul par rapport à ses émotions. Pour être efficace, elle doit néanmoins être pratiquée régulièrement, à raison, par exemple, d’une trentaine de minutes fractionnées chaque jour. Les antidépresseurs sont parfois indispensablesDans certaines situations,  les antidépresseurs peuvent demeurer incontournables :les dépressions sévères avec des idées suicidaires ;celles induisant un important retentissement sur la vie sociale, famille ou professionnelle et pour laquelle une réponse rapide doit être apportée ;celles pour lesquelles il existe une vulnérabilité génétique, si un parent au premier degré a déjà connu des épisodes dépressifs majeurs.Sources :